lundi 13 juin 2016

Il y a un an...

Il y a un an…




Il y a un an, elle s’est endormie sur le divan comme depuis plusieurs semaines! Elle avait du mal à dormir. Ça durait depuis des semaines, voir des mois… Deux semaines auparavant, elle l’avait quitté, elle était revenue pour son enfant. Elle l’avait quitté à plusieurs reprises dans la dernière année et était revenue à chaque fois pour son enfant. Il l’avait mis à plusieurs reprises dehors… et après quelques heures, il lui demandait de revenir. Elle ne savait même plus pourquoi elle était avec lui... Et cette journée, il l'avait poussé à bout et physiquement...

Il y a un an et demi environ, aux petites heures du matin, elle avait été au poste de police en manteau léger au cœur d’une nuit très froide à pied. Ils l’ont redirigé vers les  services pour les femmes. Elle ne voulait pas déranger sa famille, car de toute façon, il lui avait dit que ses parents, sa famille et ses amis la rejetteraient.  Anyway...  "c'était tellement un bon gars, avec une bonne job, pis il en fait vraiment beaucoup pour toi, et il te paye toute ses sorties..." c'est ça qu'on lui répétait! Elle a alors rencontré une intervenante qui lui avait expliqué les démarches à suivre et tout noté dans un cahier ce qu’il utilisait, elle était vraiment écoeurée de se faire complètement ridiculisé, humilié et dire qu’elle n’était jamais assez bonne et une bonne à rien. Elle a noté le tout jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose d’un peu plus grave… Qu’il la bouscule et qu’ils en viennent au coup…

Elle a tout noté dans un cahier… Les moments d’humiliations et les répliques pour abaisser son estime.
« T’as un gros cul!
Mange pas ça, tu vas engraisser!
T’as choisi d’être à la maison, ben assume pis fait le ménage
Tu parles trop…
Personne s’intéresse à ce que tu fais
Bouge ton cul
Je te coupe Internet si le ménage est pas fait »

Et la chanson recommençait sans cesse! C’est sans compter les branlettes pour le satisfaire, la peur de marcher sur des œufs, le contrôle financier en lui disant qu’il n’y avait jamais assez d’argents, que ce qu’elle faisait n’était jamais assez bien… Plus les semaines avançaient, plus elle en avait assez.
Il y a un an, elle a osé se lever et lui dire ce qu’elle pensait réellement de lui. Lui dire en pleine face et faire sortir son véritable lui. La journée qu’il l’a bousculé, il y a un an, elle a contacté la police et elle l’a sorti du domicile. Ça n’était plus qu’assez. Au final, il lui avait fait croire que sa famille et ses amis étaient contre elle afin de mieux la manipuler. Lorsque l’incident est arrivé, elle a eu du support, même de gens qu’elle n’aurait pas soupçonné.

Ça arrive à une femme sur quatre, il n’y a malheureusement pas assez de sensibilisation et certaines de nos croyances qu’on nous inculque nous dis que c’est normal de banaliser les insultes et les menaces. Il y a un an, je me suis sortie de cela, pour moi et pour mon enfant. Aujourd’hui je vis vraiment un conte de princesse et jamais, je n’accepterai qu’on me traite de la sorte. Présentement, je suis avec un homme qui me traite en reine, qui admire ce que je fais et qui me respecte énormément, qui prend soin de moi et qui me fait grandir.

N’hésitez pas à contacter dès que ça ne va pas ou que vous doutez de vous. Ne vous laisse jamais dire que vous êtes trop grosse, trop laide, incapable ou juste bonne à faire le ménage. Si jamais,  vous avez des questions ou chercher une ressource pour les femmes je vous donne le lien suivant : www.sosviolenceconjugale.ca/ ainsi que le numéro suivant +1 888-936-5034

N’hésitez pas, n’attendez pas!

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